Le Blog du Hacker fête ses 10 ans ! Voici l’histoire jamais racontée

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Nous sommes le 25 mars 2013, 18h41. L’histoire de ce blog commence. Je viens d’enregistrer le nom de domaine « leblogduhacker.fr » chez OVH. Ça y est enfin ! j’ai MON propre site pour parler de ma passion. Une formidable aventure commence pour moi…

Alors étudiant enfermé dans ma chambre chez mes parents, je ne sais pas encore que j’écrirai cet article 10 ans plus tard. À vrai dire, j’ai souvent préféré agir puis réfléchir… Commencer sans attendre, puis peaufiner en chemin…

10 ans après, je vois où cela m’a mené. L’occasion d’écrire mon histoire et celle de ce blog, jamais racontées auparavant.

Petit teaser : On va parler de haters, de réquisition judiciaire envers mon blog, et d’argent 😎🫢

Le point de départ : un magazine mystérieux…

En fait, le 25 mars 2013 n’est pas la date où tout a commencé pour moi.

Tout a commencé bien avant, dès 2007.

Par le plus grand des hasards (ou par le destin ?), on m’a offert à l’occasion d’un repas familial un magazine sur le thème du Hacking comme je le relatais dans ma page de bienvenue.

Il ressemblait à ceci :

Rien qu’en observant la couverture, il y avait un vrai clivage entre le côté méfiant, préventif (et surtout naïf) de l’internaute lambda que j’étais, et le côté hacker présenté dans le magazine qui promettait plutôt de « créer des virus », « écouter des appels » ou encore « espionner à distance ». 🤨

Jamais aucun magazine n’avait autant piqué ma curiosité ! Autant un magazine auto, brico ou éco, on comprend vite le principe. Mais un magazine qui parle de piratage, c’est légal ça ??? Le seul fait de le lire donnait la sensation de faire quelque chose d’interdit… ⛔

C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’avoir une source de savoir est absolument fondamental dans ce domaine. Ni la famille, ni les amis, ni la TV et encore moins l’école ne pourraient me l’enseigner. Ce magazine aura donc été, dans une certaine mesure, mon point d’entrée dans le domaine, non pas seulement par son contenu, mais surtout par l’intérêt qu’il m’a suscité.

▶️EDIT du 23/03/2025 (presque en parfaite coïncidence de dates, 12 ans après la création du blog) : Le numéro 63 de « Pirate Magazine » a publié un petit encart citant Le Blog Du Hacker comme ressource recommandée pour apprendre le hacking éthique ! La boucle est bouclée ! Merci à eux 🩵

C’est d’autant plus saisissant que la couverture de ce numéro reprend la fameuse tête de mort que j’avais vue à l’époque sur l’ancien magazine que je citais…

merci pirate magazine
Merci également au lecteur me l’ayant fait remarquer sans quoi je serais passé à côté !

Durant cette période j’avais certes un magazine en main mais pas beaucoup plus que ça. Et j’avais commandé pour Noël soit un téléphone LG, soit un ordinateur portable. Mais dans ma tête, j’avais fait mon choix

Le téléphone avait la fonctionnalité « slow motion » qui permettait de filmer en ralenti à 120fps. J’étais obnubilé par cette fonctionnalité. Je voulais donc secrètement le téléphone, et non pas l’ordi 🤔

Et j’avais une idée pour l’obtenir. En effet, en le comparant au tarif de l’ordinateur, le Père Noël (🎅) aurait sans doute préféré m’offrir le téléphone, moins onéreux, n’est-ce pas ? Mais il se trouve qu’il m’a offert l’ordinateur portable quand même. Presque déçu sur le coup, j’ai vite compris que c’était pourtant le meilleur choix

Mais que faire avec un ordinateur tout neuf ? J’ai vécu ce moment, peut-être propre à ma génération seulement, où l’on se retrouve sur la page d’accueil de Google et que l’on se demande ce que l’on va bien pouvoir chercher sur Internet. « Vidéos insolites » ! « Jeux en ligne gratuit » ! Hmm… non, apparemment il faut d’abord « installer un antivirus » 🤔 ?

Mais attendez ! pourquoi l’antivirus et le « pare-feu » sont obligatoires sans même qu’on ne sache ce qu’ils font ? Qui a décidé de ça ? Puis surtout, pourquoi ne sont-ils pas installés par défaut dans ce cas ?

Et avant tout, comment mon ordi risque-t-il d’attraper un virus ??? 😨

Ah…, je vois…, retour au magazine qui saurait mieux que quiconque me dire comment.

J’avais ainsi démarré mon apprentissage du « hacking », car savoir ce que les autres ne savent pas lorsqu’on est ado, c’est plutôt fun. Certes, mes camarades étaient peut-être bons en maths, en allemand ou en sport… mais moi j’avais décidé d’être bon en « hacking »

Et me voilà à naviguer de sites en forums pendant des années, pour apprendre encore et toujours.

J’ai commencé par me focaliser sur les virus informatiques. J’avais enfin compris ce que cela signifiait concrètement d’attraper « un virus ». Et ce n’était pas quelque chose qui circulait tout seul dans les câbles, mais des programmes que des personnes créaient et propageaient volontairement !

J’ai ainsi appris à créer mes propres (faux) virus, dits Batch. Il s’agissait d’instructions dans un simple fichier texte « .bat » qui s’exécutaient lors d’un double clic. Forcément cela me faisait rire lorsque mes potes cliquaient dessus et que mon « virus » ouvrait 10 bloc-notes Windows d’un seul coup 😂. Ils pensaient être infectés et que j’étais un génie hacker, alors que techniquement j’avais écrit 10 fois à la suite « start notepad.exe« .

Pourtant, même aujourd’hui, cela fait encore son effet auprès des personnes non initiées à l’informatique.

J’ai ensuite continué sur ma lancée en programmant des logiciels de type contrôle parental, des animations graphiques, des jeux…etc.

Et rapidement, j’ai enfin eu des filles intéressées par MOI (😏)

En effet, j’étais devenu le fameux « Monsieur Informatique » : je dépannais les virus de la copine d’un pote, de la sœur d’un autre, puis de sa cousine, etc. Et j’étais très content de les dépanner ! Mais avec du recul, cela m’a attristé de n’avoir été contacté que lorsqu’il s’agissait d’obtenir de l’aide informatique… Dans les autres cas, je n’existais pas.

L’université, le déclic

On arrive au début des années 2010, me voilà à l’université. Non pas par choix, mais par défaut, car ma demande pour un DUT informatique avait été refusée !

La lettre de refus indiquait que mes notes en maths au lycée étaient trop mauvaises pour prétendre à un DUT. J’ai en effet eu 6/20 en maths au BAC S 🤔.

De ce fait, tenez-vous bien…, je suis allé en FAC de MATHS-informatique à Strasbourg. Oui, vous avez bien lu. Le nul en maths est allé en FAC de maths, parce que c’était le dernier choix de ma liste « admission post bac », et que je n’avais pas 6000€ à débourser pour une école privée d’informatique.

Selon moi, cette FAC c’était 79% de maths, 19,4% d’informatique dont 50,21% d’algorithmique totalisant 60,666667% de complexité asymptotiquement optimale (et encore, j’arrondis). Conséquence : 1 an de redoublement (à 2π près).

Je ne voulais pas faire du Ocaml, ni de la théorie des langages, ni de l’analyse matricielle, ni de l’algèbre linéaire, et encore moins de la… physique des fluides ?!

« C’est quoi ce programme ?! » me disais-je souvent…

Je vous raconte une anecdote en passant : l’un des enseignants de cette FAC, qui semblait fâché pour une raison que j’ignore pendant l’événement portes ouvertes, m’a dit sur un ton ferme « L’informatique C’EST PAS Facebook !! Faut pas venir ici pour ça !! 🤬 ».

Mais je n’avais rien dit moi…? je n’avais même pas encore vu le programme ! Et puis pourquoi pas Facebook déjà ? 🙄 N’était-ce pas un modèle d’entreprise tech à succès ? N’y avait-il pas de code et donc de l’informatique derrière tout ça ??

Pour le contexte on était en 2009, la mode des réseaux sociaux commençait, et tout le monde ou presque parlait en bien de Facebook à ce moment-là.

Mais j’ai ensuite compris qu’effectivement, l’algèbre linéaire, la théorie des graphes, ou encore l’analyse de Fournier dont ce cher Monsieur était spécialiste, « c’était pas Facebook ». Et avec tout le respect que je lui dois, ce n’est pas non plus de l’informatique pour moi.

Véritable photo de mon cahier de maths qui m’a bien fait rire🤣 en le retrouvant. Ne me demandez pas ce que cela signifie, ça ne m’intéresse toujours pas et pourtant j’en ai écrit plus que des lignes de code en cours.

Vous l’avez compris, l’université n’était pas ma tasse de thé.

Je ne dis pas que j’avais raison, ni que mes enseignants ou mes cours étaient tous mauvais. L’université est utile à différents degrés et apporte des compétences fondamentales : gestion du temps, du stress, travail en équipe, méthodes d’apprentissage, et il y avait même de la programmation à un moment donné… !

Mais j’étais là-bas par défaut, pas par véritable choix. Et cela a sans doute forgé mon esprit critique et mon envie de faire les choses « autrement ». Un état d’esprit qu’on va lier, pour me rassurer, à celui des hackers (🙄?)

Cela dit, être hacker n’est pas un métier, « il faut un diplôme pour avoir un bon travail » me répétait-on. Et donc mon métier ciblé par défaut (encore) était donc celui d’ingénieur informatique, comme la plupart des camarades.

(C’est quoi un ingénieur ? aucune idée mais c’était le choix le plus proche sur la brochure de l’Onisep…)

Oh attendez une minute ? Pourquoi le métier de hacker n’existe pas ? Je veux dire de « gentil hacker » ? Celui qui aide à se défendre en se mettant dans la peau des vrais pirates. Le côté sombre c’est marrant deux secondes, et ça paie sûrement bien… mais pour aller en prison ensuite c’est moyen 😏. Dois-je vraiment faire un métier « par défaut » lui-aussi ?

Pourquoi je ne rentre dans aucune case ? Suis-je un cassos…?!

À propos du côté sombre, je fréquentais des forums de hacking durant cette période où j’ai vu toutes sortes de choses. L’un des sujets les plus populaires consistait à se moquer des personnes piratées en partageant des photos d’elles prises à leur insu par leur webcam.

Traduction du sujet : « Publiez vos esclaves moches ici » (sous entendu les photos des personnes piratées)

Sans jamais être officiellement avouée, l’idée était souvent de pirater les autres, pas de se protéger. Il ne fallait pas que je me voile la face. Je n’avais aucun contrôle sur le site ni sur les membres. Parfois le forum se faisait lui-même pirater par ses propres membres… Tout cela était peu mature et peu stable.

J’avais rebondi avec les forums MSDN de Microsoft (devenus Microsoft Q&A) où j’aidais bénévolement les autres membres autour de la programmation .NET. Je répondais presque tous les jours et j’ai reçu assez rapidement une récompense « Community Contributor » pour cela.

On m’a ensuite proposé de devenir modérateur du forum sur lequel j’étais actif. Et j’étais très heureux de prendre ce rôle 😊

Mon profil MSDN en 2016 avec ma photo en noir et blanc prise dans ma chambre 😊

Mais modérateur n’était pas un métier, et je le faisais également de façon bénévole.

Tout cela m’a donné la ferme envie de faire mon propre site pour publier mon propre contenu, sous ma responsabilité.

Ajoutons à cela que, socialement, je me sentais mal à l’aise à cette époque, rejetant les mondanités et la bien-pensance. #MrRobot

Puisque je ne rentrais dans aucune case, je me suis naturellement mis à chercher des façons différentes de trouver du travail. Je cherchais surtout la liberté de faire autrement. Je n’avais pas le choix : si mon parcours scolaire avait été parfaitement aligné avec mes objectifs, j’en n’en serais pas arrivé là…

Je devais gagner de l’argent pour pouvoir continuer à faire ce que j’aimais vraiment, sans avoir besoin de suivre des cours qu’on m’imposait, et sortir de cette boucle de choix par défaut…

J’avais déjà redoublé 2 ans en licence. Je me disais que je n’y arriverais peut-être jamais avec les maths et je m’interrogeais sur mon futur métier. N’avais-je pas perdu mon temps pour rien ? Était-ce déjà trop tard pour faire autre chose ? Il me fallait une échappatoire maintenant, un plan B, au cas où.

Entre 2011 et 2013 j’ai ainsi créé un blog WordPress gratuit sur le hacking, par pure passion et en parallèle de mes études :

Capture d’écran de mon ancien blog, et je m’en veux de l’avoir supprimé…

Mais il se cantonnait à quelques visites ici et là… Rien de bien palpitant, et il était impossible de gagner ma vie avec…

J’ai donc eu envie de me lancer à mon compte, pour passer du bénévolat à quelque chose d’un peu plus consistant financièrement, sans quoi l’ensemble ne tiendrait jamais sur le long terme. Mais comment ? personne n’était à son compte dans mon entourage… Et dans quel domaine ? Le « hacking » ? je n’avais rien à vendre. Les jeux vidéos ? je n’avais jamais été un véritable « gamer »… 🙄

Je ne savais pas quoi faire, ni par où commencer.

Lors de me recherches, je suis tombé sur les vidéos d’Olivier Roland. Olivier expliquait avoir raté ses études et que cela lui avait été favorable. En expliquant qu’il était possible de vivre de son blog, et en montrant des témoignages comme celui d’un certain Roy qui aurait gagné 7000€ en une semaine avec un blog sur le dessin.

Wow… ! Peu convaincu au début, je me disais que c’était peut-être possible après tout, et qu’il suffisait d’essayer au moins ? Un peu comme au loto, si l’on ne joue pas on a 100% de probabilités de perdre…

Olivier répétait qu’il fallait parler de sa passion avant tout…

Il semblait donc que le thème était évident pour moi… 😊

Un blog sur le hacking ?

Me voilà en train de sécher mes cours de maths. Une fois n’est pas coutume 🤭, je suis dans la salle informatique adjacente à celle de mes camarades qui font des développements limités (🤯).

La Fac de maths-info en une image

C’est décidé : je crée mon blog pour partager ma passion, et on verra ensuite. Nous y voilà donc, j’enregistre mon propre nom de domaine en mars 2013 😁. Les premiers articles de ce blog seront écrits à l’Université, pendant mes cours de maths, évidemment…

Mais de grosses difficultés se posent rapidement : faire un vrai blog ce n’est pas juste écrire des articles. Il faut faire le design, faire de la publicité, répondre aux commentaires, installer et coder les fonctionnalités nécessaires, sécuriser le tout… et j’en passe. Même avant tout cela, il faut installer un serveur dédié avec un serveur web, un pare-feu, des sauvegardes et déboguer tout cela 24/7 quand on est autodidacte.

Alors ok… la FAC « c’est pas Facebook »… mais apparemment tout cela n’était pas dans le programme non plus, cher Monsieur ? (ok ok j’arrête 🤐)

Sans avoir encore quoi que ce soit à vendre, j’ai créé mon auto‑entreprise directement, pour être bien au carré.

Et j’ai donc découvert les démarches administratives, si chères à notre pays :

  • Contacter une juriste pour savoir si mon projet et viable (qui m’a envoyé baladé, car je n’avais pas de « business plan » 😵)
  • Trouver le code APE de l’entreprise (il n’y avait pas « hacking », ni « blog », ni « sécurité informatique », alors on m’a placé dans « portail internet », que je conserve encore aujourd’hui 🥴…)
  • Contacter le centre des impôts pour savoir comment gérer la TVA (on m’a dit « ça dépend, si vous vendez du p*rno c’est pas le même taux de TVA », euh… ok ??🤯D’ailleurs pourquoi ?)

Et bien d’autres ! (retraite complémentaire ? RSI ? URSAFF ? Comptable ? Lois sur le hacking ? 😖). Un vrai bourbier où tout semblait rigide et où le moindre faux pas paraissait grave…

Voici la photo de mon bureau que j’avais prise pour l’illustration « avant et après la création de la micro entreprise » :

Aïe, c’est bien de vouloir faire autrement et d’essayer d’être « libre » 😖. Mais là c’était raté !

C’était, en réalité, une tonne de boulot supplémentaire que je m’imposais. Des difficultés, des problèmes, des refus, et le borné que j’étais fonçait quand même. Heureusement que je ne savais pas par avance tout ce qui m’attendait, sinon je n’aurais peut-être pas osé… L’avantage de « faire d’abord puis réfléchir ensuite » ?

Mais bon, mes premiers articles ont fini par être publiés tant bien que mal sur mon blog. Korben en personne retweete un de mes articles et je reçois mes premières centaines de visites !

Pourtant, mon site inspirait peu la confiance, tout était en noir et rouge, avec des titres d’articles parfois un peu osés. Disons que c’était écrit et mis en page comme ça dans le bon vieux magazine que je lisais… 🤔

Je me souviens à ce propos avoir reçu mon premier « hater » bien salé à la Saint Sylvestre en 2013. Mon article « comment avoir 1000 J’aime en un jour sur Facebook » ne lui plaisait pas du tout :

c'toi le lamer

Je ressassais son message dans ma tête pendant la soirée du jour le plus festif de l’année, alors qu’on accueillait des invités dans une ambiance chaleureuse…

J’avais écrit l’article en question en m’inspirant d’un tuto américain, et bien que je le sentais borderline, cela n’était en rien illégal comme il le prétendait.

Je cherchais à offrir des informations rares et exclusives sur le blog, de façon à ce qu’on se dise : ici, on apprend des choses nouvelles et différentes. J’avais étudié pour cela les mots-clés qui étaient les plus recherchés sur Google, et il se trouvait que « avoir des j’aime sur Facebook » était à ce moment très, très recherché. J’avais même précisé dans l’article, et dès sa publication, qu’il valait mieux obtenir des vrais « J’aime » qualitatifs plutôt que de fausser son compteur… En ajoutant que Facebook supprimerait probablement les faux « J’aime » automatiquement dans la foulée…

J’ai perdu des heures à lui répondre gentiment point par point que je ne gagnais pas d’argent comme il le prétendait, que ce n’était pas illégal…etc. Mais il ne m’a plus jamais répondu.

J’insiste sur le fait que je n’ai jamais piégé mes lecteurs, et j’ai toujours prôné le côté éthique du hacking. Parfois, j’ai eu des critiques constructives et plusieurs articles ont été édités en conséquence, car on ne peut progresser sans être dans une optique d’amélioration continue et d’apprentissage. 🙂

À propos, savez-vous quel est le tout premier message de contact que j’ai reçu ? Le voici :

J’ai spontanément répondu ce qui suit :

J’ai ainsi démarré la longue série de réponses similaires écrites pendant des années et des années…

Avec du recul, on peut faire ce que l’on veut, tourner les mots dans tous les sens, cela ne change rien : 90% des gens veulent pirater. Ils s’en moquent souvent de progresser ou de se protéger.

Mais j’ai persisté. Je suis passé à un thème plus clair pour le blog, de façon à faire encore mieux comprendre son objectif : la prévention et l’éthique que je voulais toujours défendre. 🛡️

Et le thème plus blanc et plus moderne a pu améliorer les choses. Et 1 an seulement après la création du blog, me voilà à la TV ! 😀

J’ai participé à un reportage France 2 pour montrer comment fonctionne un cheval de Troie…

J’ai été sollicité directement par une journaliste qui préparait l’émission et j’ai répondu dans la foulée que j’étais partant ! Je n’étais pas du tout préparé pour passer à la TV : pas coiffé, mal habillé, ordinateur posé rapidement dans le salon, car la chambre n’était pas rangée… 🤐

Mais ma passion était tellement puissante que toute anxiété s’évaporait. J’ai ainsi obtenu une énorme visibilité. Des centaines de personnes étaient connectées en direct sur mon site à tout instant de la journée. J’ai reçu des e-mails de connaissances qui m’avaient reconnu et me félicitaient. C’était une très belle expérience, et les journalistes étaient sympathiques 😉

À l’université, j’essayais tous les jours de manger un sandwich devant mon écran pour gagner du temps. Mon emploi du temps c’était Maths de 9h à 11h, puis rien autour de midi, et enfin Maths de 15h à 17h. Je n’avais pas de train pour rentrer à la maison et revenir ensuite à l’université donc j’étais un peu coincé à rien faire…

Oh non, attendez !

N’avais-je pas là énormément de temps à consacrer à mon blog ? C’est quand même fou : aller à l’université pour apprendre l’informatique et finalement l’apprendre en autodidacte, tout en séchant les cours… 🤯

Je devais absolument essayer d’obtenir au moins 10/20 pour valider mon diplôme et avoir un travail plus tard au cas où… Mon plan B nécessitant un plan A d’abord… J’avais même réussi un semestre avec 9,75/20, arrondi à 10/20 par le jury. Donc mon objectif était d’avoir au moins 9,75/20 ! Ptet même 9,749 en arrondissant ? Du coup 9,746 ça passe encore ? Oui, j’en étais arrivé là.

S’en suivaient de longs mois où je rédigeais du contenu tout en apprenant. Je dévorais tout : failles web, failles réseau, failles systèmes, ingénierie sociale, programmation… Un ordi, une connexion et du temps : c’est tout ce qu’il me fallait pour être heureux. 😊J’avais également acheté mon tout premier livre sur VB.NET pour apprendre concrètement la programmation, car j’étais motivé à 200%.

Mon premier logo fait sous Paint avec passion.

Je cherchais des cours d’université pour les « BAC+5 », voire même des papiers de recherche afin d’avoir du contenu avancé et de qualité. J’apprenais l’anglais juste pour lire des sites américains sur le hacking. Je passais mon temps à la bibliothèque pour lire tous les livres sur le sujet. Bref, je voulais TOUT savoir, quitte à exploser. Il ne fallait pas compter sur moi pour les soirées étudiantes, j’étais occupé.

Donc oui, je « sortais de nulle part », mais j’étais déterminé comme jamais à bien faire les choses. Au lieu de vomir ma haine sur les autres 🤮, j’aidais mes visiteurs, ou j’écrivais des articles et apprenais pour faire reconnaître mes compétences. Et c’est un processus qui dure toute la vie.

Sans plan ni rien, mon école c’était Internet, le patron c’était moi, le comptable c’était moi, l’administrateur système c’était moi. Je prenais tout ce que je voyais et j’avalais tout. Personne ne savait m’aider, alors je m’aidais moi-même. Je me rappelle que je serrais mes points de toutes mes forces à en avoir des frissons pour me jurer de réussir. J’avais des vraies ambitions ! Et surtout beaaacouuup de boulot… 😎✌️

Personne n’y croyait

Je progressais petit à petit, mais il fallait plus de visites, plus de visibilité, et finalement enfin gagner de l’argent pour pouvoir continuer sur le long terme. Car, hormis les pubs Google qui me rapportaient 8 euros par mois, je n’avais encore rien de concret, et cela faisait déjà 9 mois que j’avais ouvert le blog.

C’est sans compter le formidable support de mes camarades : « alors ça gagne ton site ? 😁 », « t’arrives à t’en sortir ? 🤐 », « comment ça va le ‘hacker’ ? 🤣🤣 ». Je ne leur avais rien fait, alors pourquoi tout le monde semblait se tenir contre moi ? Personne n’y croyait, et pire encore, j’ai l’impression qu’ils espéraient que j’échoue.

Ils n’avaient pas compris que c’était, et que c’est toujours, la meilleure motivation possible pour moi. Vous n’y croyez pas ? Ok, pas de problème, je n’ai certes jamais trop su quoi vous dire en face, mais je transforme votre dédain en catalyseur.

Il me fallait travailler seul mais aussi résister et faire le focus. Car, en plus du poids technico-administratif que je m’étais mis sur le dos, il fallait être mentalement solide pour affronter toutes les autres menaces ou attaques.

J’ai beaucoup d’exemples :

Mon premier hater bien salé parlait de « communauté », sans la spécifier, pour appuyer ses dires. Une expression reprise par mon deuxième « hater » bien poivré :

la condescendance suprême

Je ne me suis plus fait avoir cette fois, et je n’ai pas répondu. J’ai vu qu’il gérait un forum de hacking comme ceux que je fréquentais précédemment. On y trouvait notamment des ebooks piratés, bafouant les droits d’auteur… Donc se dire « white hat » est une chose, mais ce sont nos actions qui le prouvent. Visiblement, j’étais un concurrent à éliminer pour lui qui avait aussi des tutoriels sur « comment devenir un hacker ». Finalement, sa propre « board » s’est faite pirater et a sombré dans l’oubli. Retour du karma ? 🤐

Un autre jour on m’a demandé de tout arrêter, car c’était soi-disant très « risqué » (paroles d’ancien avocat qui voulait racheter mon blog au rabais pour monétiser mon audience). Mais personne ne m’a arrêté 10 ans après et pourtant la police connait mon site (j’explique ci-dessous).

On m’a aussi demandé de supprimer des tutoriels, parce que « le savoir devait rester caché et réservé à l’élite » (parole de pirate qui cherchait une raison pour lancer son DDOS).

J’oubliais les escrocs de compet’ qui ont attaqué mon site de toutes leurs forces pour le faire couler des résultats de Google, car le mot clé « hacker facebook » amenait sur mon article qui dénonçait leurs faux services de piratage.

Mais plus je recevais de coups, et plus je voulais continuer et m’améliorer. Venez, haters !! Ça me donnera encore plus de boost et de motivation !! 🤩

Et puis au plus profond de moi-même je me suis toujours dit : pourquoi arrêter quelque chose que je poursuis légitimement ? J’ai tenu une éthique depuis le jour 1 sans flancher. Je n’ai aidé aucun lecteur à pirater (au grand dam de certains…) et je n’ai arnaqué personne. Si j’écris mal un article, je corrige et m’excuse. Je n’ai pas attaqué non plus mes concurrents, je ne suis pas caché sous un masque, je ne suis pas payé en Bitcoin pour des services obscurs, et ce n’est pas le Darknet ici…

Arrêter tout serait comme me dire que je fais quelque chose d’illégal ou de malsain.

Et à ce sujet, un beau jour de janvier 2015, voilà que je reçois soudainement un e-mail de la part de gendarmerie.gouv.fr. Et ce n’était pas une tentative de phishing mais bien une réquisition judiciaire officielle ! 😱

Imaginez recevoir un message de la gendarmerie, pôle cybercriminalité, qui a pour sujet en majuscule : RÉQUISITION JUDICIAIRE :

Je me suis retrouvé à être en totale panique !!! 😱😱😱🤯😩

Non, je plaisante, je n’ai même pas levé un sourcil. Je me suis retrouvé complètement stoïque au point où aujourd’hui encore je souris en me le rappelant.

En effet, sachant que je n’avais rien fait d’illégal, je ne voyais pas ce que l’on pouvait me reprocher !

Je ne partage pas la photo du document entier dans le doute et à la vue des très nombreux articles de lois écrits dessus… mais en somme il m’était demandé de donner des informations, non pas sur moi, mais au sujet d’un visiteur du site… 🫣

Je ne sais pas qui c’était ni ce qui lui était reproché. Et malheureusement pour les gendarmes, je n’avais pas grand-chose à leur fournir. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles depuis.

De retour à nos moutons, j’ai eu beaucoup de messages positifs tout de même au fil du temps. Et j’ai même reçu de l’aide pour écrire du contenu et faire connaître le blog. J’ai noué de véritables amitiés avec d’anciens « visiteurs ». L’idée n’est donc pas de dire que tout allait mal et que je n’avais que des haters, très loin de là. Et jamais je ne regretterai le parcours vécu avec mon blog.

Mon petit « regret » sera tout de même d’avoir choisi un tel titre de blog à cause de la connotation du terme « hacker » et par l’aspect prétentieux qui peut en découler. Cela explique sans doute les moqueries et attaques que je citais. Je ne me suis pas rendu compte de ça en achetant le nom de domaine… Il me fallait simplement les mots « hacker » et « blog » et tous les « hackerblog » étaient déjà pris…

Pour en revenir à l’histoire, je décide enfin d’écrire mon premier guide numérique en fin d’année 2013 : « Protéger son ordinateur et sa vie privée ». Guide dans lequel je me base sur mon apprentissage des techniques de pirates pour aider le lecteur à sécuriser correctement son ordinateur. Mon mot d’ordre : aller bien plus loin que la recommandation classique selon laquelle il faut installer un antivirus et un pare-feu. Car pendant que les internautes pensent bien faire, les pirates rient 😁

Je passe des mois à l’écrire, toujours pendant que je séchais les cours. Je n’avais ni correcteurs orthographiques, ni ChatGPT.

Une fois terminé, je ne savais pas quel prix mettre, mais je voulais plutôt mettre un prix bas pour éviter de trop décevoir si jamais ça ne plaisait pas ? 19€ ? ou plutôt 15€ ? J’aurais même dit « gratuit » mais comment vais-je payer le serveur, le nom de domaine, l’abonnement de train, le resto universitaire, etc. J’ai moi-aussi des choses à payer, au-delà de la liberté que je cherchais.

En Décembre 2013, je fais ma toute première vente ! Une certaine Patricia V. achète mon guide. Je gagne 14€ 🤑. Oui, je n’avais même pas osé mettre 15€ et c’était déjà plus que ce que je gagnais avant en un MOIS avec les pubs Google.

Wow, incroyable ce mail de Paypal qui notifie d’un paiement reçu !!

Patricia, si vous me lisez aujourd’hui, je vous dédicace cet article.
Couverture de mon guide en 2014

Je vous souhaite de vivre ce moment où vous faites une vente d’un produit entièrement conçu par vos soins. C’est une superbe sensation de fierté, même si ce n’est « que » 14€. Je ressens aujourd’hui encore cette joie mêlée de stress que j’éprouvais en lisant le mail de Paypal !

S’en suivront d’autres guides numériques au fil des années : nettoyage pc, anonymat, programmation, hacking éthique. L’objectif était de donner du contenu de qualité. Tout ce qui était auparavant réservé à une « élite » était mis au grand jour. Ma différence étant d’aider le plus grand nombre par la vulgarisation des techniques employées.

Je les ai vendus au fil des années jusqu’à atteindre un SMIC mensuel, 4 ans après le création du blog. Là encore, grande émotion que de me dire que je suis théoriquement libre de ne pas être salarié.

J’en vivais donc… presque, car d’une part ce n’était pas un montant énorme mais surtout ce n’est pas stable au fil des mois… Cela pouvait varier de 600€ à 1400€… Au total, j’ai eu plus de 2600 commandes en 7 ans, soit un peu plus d’une commande par jour en lissant, et avec un panier moyen de 35€.

Et le plan B devint le plan A…

À ce moment j’étais en master d’informatique et en stage de fin d’étude chez Capgemini où j’avais candidaté pour un poste de « développeur .NET » un peu par défaut (oui… décidément). Mais c’était le plus proche de ce que j’aimais faire.

Poste finalement converti en consultant sécurité dès l’entretien; car ma passion dégoulinait de mes pores.

Mon stage s’est très bien passé et j’en garderai un excellent souvenir. Car je bossais dans la cybersécurité les ami(e)s !!! 😎. Relisez ça !! Le parcours du combattant et les choix par défaut avaient mené à quelque chose !

Durant ce stage, j’ai appris beaucoup de choses sur le métier de consultant et sur le fonctionnement d’une grande entreprise (réunions, relation client, objectifs à suivre, etc). Ça me plaisait vraiment.

J’ai cependant une nouvelle anecdote à raconter, car mon manager Capgemini m’a convoqué à la fin du stage me disant qu’il avait l’impression que je l’avais raté 🤔 en voulant préparer un plan pour y remédier. Je ne comprenais pas pourquoi. Sans doute parce que le sujet initial avait été modifié, et que je ne semblais pas être au bon endroit. Mais moi ça ne me dérangeait pas, au contraire j’étais marginal depuis des années et très heureux de l’être.

Résultat, 19/20 au mémoire de stage, la meilleure note jamais reçue de tout mon parcours universitaire + la meilleure note de la promo + les félicitations du manager qui a sûrement eu du mal à le croire.

Ça m’a vraiment fait plaisir. C’était une revanche sur le parcours scolaire. Je n’avais rien raté, cher manager, au contraire c’était comme si on m’avait retiré les chaînes !

Aurais-je finalement trouvé un travail qui me plaisait ? 🫣 Est-ce que finalement mon plan A aurait fonctionné ? Même en étant nul en maths ?

On dirait oui… Mais à ce moment…J’avais déjà bien entamé mon blog, mon fameux « plan B »… Et je ne pouvais plus abandonner ce que j’avais commencé.

Malgré deux propositions d’emploi en CDI pour un poste de consultant cybersécurité chez Capgemini, j’ai décidé de garder mon petit « SMIC » en tant qu’indépendant et de partir sur le plan B quand même. J’ai inversé les plans : D’abord mon blog, et en plan B je serais consultant cybersécurité salarié.

Je disais précédemment que personne ne croyait à mon blog, sauf peut-être une personne. Timothée, collègue stagiaire chez Capgemini, qui a été le premier et le seul à vraiment m’encourager personnellement à essayer la voie de l’indépendance. Merci à lui pour le boost gravé à jamais dans ma mémoire. Il a également continué en tant qu’indépendant dans un autre domaine, et c’est sans doute pour cela qu’on s’est compris.

Je voulais en effet la liberté de passer tout mon temps devant mon écran à faire ce que j’aime. À l’heure actuelle, cela m’a plutôt fait sacrifier des week-ends, des moments de détente, et j’en passe, mais ma conception de la liberté est peut-être elle-aussi marginale ?

Au final, ce blog et mon expérience m’ont apporté bien plus : la satisfaction d’avoir amélioré des vies entre piratages évités et conseils pour vous aider à votre tour à faire carrière dans le domaine. La satisfaction également de pouvoir écrire ces lignes 10 ans après. Et pourtant j’ai toujours ce sentiment de pouvoir faire plus et mieux. Ce besoin d’apprendre pour ne jamais me reposer sur des acquis.

Même si aujourd’hui les guides ne sont plus en vente, je continue à faire vivre ce blog, car c’est devenu mon bébé que je vois grandir. C’est devenu un espace qui a permis à beaucoup d’entre vous d’apprendre le hacking éthique.

Aujourd’hui, Le Blog du Hacker c’est 20+ millions de pages vues, 12+ millions de visiteurs uniques, 388 articles et 20 693 commentaires dont 20 spams. Et au delà de ces chiffres ce sont surtout les milliers de mails de personnes ravies d’avoir pu apprendre quelque chose qui me rendent fier et heureux.

Vous aussi vous êtes géniaux et vous pouvez réussir ! 🙏

Je souris souvent devant mon écran en vous lisant même si ça ne se voit pas. Je suis content pour vous lorsque vous réussissez quelque chose en lisant ce blog. Certains me disent aujourd’hui que pour eux tout a commencé en me lisant à l’époque. Et ça me touche.

J’ai d’une certaine manière fourni du contenu que j’aurais moi-même aimé lire il y a 10 ans. J’ai passé des heures, jours, mois, et années assis devant mon écran. Parfois plus de 11h par jour, à en avoir mal au dos. Mon parcours n’est pas un mode d’emploi, je ne suis finalement qu’un type persévérant qui a toujours voulu apprendre et enseigner ce domaine. Et je suis devenu libre de faire ce que j’ai toujours aimé faire.

J’espère qu’il peut motiver celles et ceux qui sont dans des situations similaires : n’abandonnez jamais. Même si on se moque de vous, même si on vous agresse, et même si les cours sont inadaptés. Apprenez, pratiquez, et suivez votre passion, pas les ordres ou conseils de ceux qui ne sont ou vont pas là où vous voulez être.

Vous n’êtes pas obligé(e) de devenir indépendant(e) pour réussir, là n’est pas ma conclusion. Mais plutôt que tout arrive à point à qui sait persévérer, et que la passion est un véritable moteur.

Je n’en ai pas fini avec la cybersécurité, car j’ai ensuite créé le centre de formation Cyberini avec des véritables formations professionnelles en cybersécurité menant vers des certifications reconnues par l’État 🎓.

Cyberini est certifié Qualiopi depuis 2021, la formation cybersécurité et pentest a été labellisée SecNumEdu-FC par l’ANSSI. Et nous avons une tonne d’avis positifs de candidats. Ce serait donc avec grand plaisir de vous aider à votre tour à trouver votre voie dans le domaine ! ✌️

cours de cybersécurité sur cyberini

L’idée est de prendre tout ce que j’ai appris, pratiqué et vécu depuis + de 10 ans et de le transposer de façon à ce que vous puissiez « aspirer mon cerveau » pour acquérir à votre tour les compétences dans le domaine, sans avoir à passer par les mêmes erreurs ou problèmes.

Car en regardant en arrière, je peux apercevoir des raccourcis et des bons conseils d’apprentissage. En effet, aujourd’hui les parcours universitaires ne sont toujours pas assez adaptés. Et plein de mythes sur l’apprentissage ou les diplômes ont la vie dure.

À vous qui me lisez aujourd’hui, merci d’être là. Merci de me suivre depuis ces années. Merci pour votre confiance.

Je serais hyper ravi de lire votre commentaire sur cet article maintenant que vous êtes là.

L’aventure continue !

Joyeux anniversaire, Le Blog du Hacker.

Article publié initialement le 25 mars 2023 18h41 – édité le 23 mars 2025, et le 25 mars 2026 (oui, décidément)

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